Schiller
" The smile"
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Mourir de toi, fondre à petits feux dans l'enfer
Croiser Satan, vivre la haine et la misère
Pour juste un peu d'amour, nourri de désespoir
Pour juste un peu d'humour larmoyant dérisoire
Perpétrer, consumer, dépérir ma carcasse
Devenir poussière d' où le néant ne passe
Pour juste un peu de Toi, tendrement simplement
Pour juste un peu de nous, un instant, un moment
Crucifier, incendier par la loi du désir
Mon cœur s'est échoué sur la rive du plaisir
Pour juste un peu, d'amour enlacé délaissé
Pour juste un peu de peine, solitaire dépecer
Dans un lit ou sous terre qu'importe cet enjeu
Car la mort et l'amour sont pour moi le même jeu
Faire un bout de chemin heureux ou malheureux
Pour enfin parvenir à en fermer les yeux.
Mais qui est cette petite bête ?
Qui nous trotte dans la tête
Et qui nous fait basculer
Jusqu' à nous faire craquer
Sans aucune hésitation
On se pose des questions
Et quand on voit la fin d' l'histoire
Il est déjà trop tard
On est plongé dans l'angoisse
Jusqu' à en perdre la face
On se sent diminué
Traqué, désemparé
Mais qui est cette petite bête ?
Qui nous trotte dans la tête
Et qui d'un coup nous rend fou
Qui d'un coup nous casse tout
Sans aucune obligation
On se pose des questions
Quand on sait s'apercevoir
Il fait déjà trop noir
On est plongé dans la peine
Jusqu' à se couper les veines
On se sent ensanglanté
Blessé, persécuté
Mais qui est cette petite bête ?
Qui nous trotte dans la tête
Est-ce l'araignée d'un soir
Ou un simple cafard ?...
Pauvre conne, d'ignorante
Fus tu trop exigeante ;
Pauvre idiote quelle horreur
T'as faillit au bonheur ;
Pauvre conne qui sourit
L'illusion se poursuit ;
Pauvre femmes, sale lesbiennes
Sont-elles à c'point des chiennes ?
Vois ! Vois ! Regardes moi, ne vois-tu pas mes yeux ?
Ils sont partis dans un au-delà merveilleux
Tu m'as frôlée, je suis coulée au fond d'un lac
Vertige de ton essence, je me noie dans une flaque
Souffle ! Souffle ! Respire ton souffle chaud à mon oreille
Me murmurant des mots qui n'ont pas leurs pareils
Parles, parles moi de ton ivresse, de tes faiblesses
Que j'aperçois en toi quand glissent mes caresses
Viens ! Viens ! Mon amour, viens approche encore plus près
Je veux me soûler de ton être sans regrets
Tu m'as couchée le cœur de tes lèvres humides
Je ne suis plus moi-même, ton ivresse m'intimide
Danse ! Danse ! Sur ta peau ne sens tu pas mon désir ?
Il glisse sur ton corps, impatient de frémir
Il est en toi, regardes moi, aveugles moi
De la flamme de tes yeux, où brille ton émoi
Écoutes le, ne sens tu pas en toi ce désir ?
T'enliser dans un lac, dans une flaque de plaisir
Dis toi le, dis moi le, dis nous le, mon amour
Ainsi j'attiserai mes " je t'aime " chaque jour.

Larmes fragiles se perdent souvent sur l'oreiller
Regards glacés, emplies d'un désir tiraillé
Mains qui glissent sur sa peau, elle se laisse entraîner
De son désir mon corps en elle, reste enchaîné
Vies dansantes sous des pluies de caresses, de baisers
Regards brillants d'impertinence, pudeur d'oser
Visages timides, visages d'enfants, elle se retourne
De ce plaisir d'amour, je la veux, la détourne
Peaux sucrées sous des draps colorés, goûts d'ivresse
Mains se liants aux plaisirs de toutes caresses
Violente, belle passion qui entremêle nos lèvres
De cette douce douleur, elle se cambre en pleine fièvre
Regards épuisés, l'amour s'endort et s'achève
Corps entrelacés, nos esprits savourent le rêve
Délectant ces instants, pleins de félicité
Nos lèvres humides, se lient pour l'éternité.
Ne pas interroger tes Sentiments
Accepter simplement, les châtiments
Du silence saisissant de tes pudeurs
Qui se dévêtissent en mes profondeurs
D'un amour unique empli de tendresse
Que nul n'osera taire sans maladresse
Je me saigne dans la souffrance, je trépasse
Je survis près de toi, dans mon impasse
Concevoir aujourd'hui ma vie sans toi
L'âme aux abois, je pleure et m'apitoie
En lisant fébrile et désespérée
Les écrits de ton âme exacerbée
Présente près de moi par ton mal qui rime
Je m'insinue en ta vie, qui m'opprime
De ton parchemin qui pleure la rancœur
Ton abîme m'enflamme, s'installe en mon cœur.

S'attacher se détacher s'amouracher
Se cajoler, s'embrasser puis s'épancher
Se plaire pour se distraire, puis se déplaire
Se défaire, pour refaire la même affaire
Se donner s'adonner puis s'élancer
S abandonner, se noyer puis se dépasser
Se découvrir, se séduire s'entrouvrir
S'évanouir, puis, dépérir de plaisir
Se parler, se confier, puis se délivrer
Se larmoyer de soi pour mieux s extasier
Survivre pour mieux vivre mieux s'enrichir
Se Parcourir loin, pour mieux se réunir
Se toucher se lâcher puis, s'entrelacer
Se frôler s'effleurer pour mieux s'affaler
Être, pour mieux paraître puis disparaître
Entre les mains de cet autre, de cet être
Rêver toujours, s'enflammer s'illusionner
S éblouir encore, s'enjôler, s'égarer
S aveugler se duper, tout démystifié
S'abuser, se berner encore plus, se leurrer
Succomber s'effondrer, pour mieux trébucher
Réitérer, récidiver, se spolier
Se posséder se dépouiller, se priver
S'assoupir, s'endormir pour mieux, s'éveiller
Attiser le verbe, inciter, susciter
Que de mots écris, employés, déployés
Pour stimuler encourager inspirer
Cette vie, ou tout, tout est vulgarisée .
Désespérément seule, je pleure dans mon malheur
Désespérément seule, je manque de chaleur
De ce froid profond en moi qui est sibérien
Je t'appelle, je pense à toi mais tu n'entends rien
Affligée, je te supplie dans mon purgatoire
Mais tu es loin, loin de moi dans ton oratoire
Devant cet appel sans voix, démoralisant
Je meurs dans le silence, de ce mal écrasant
Entre ces quatre murs, indifférents blafards
Je m'enlise, m'enferme dans le passé qui m'effare
Mon regard est un somnambule manipulé
Qui s'en va toujours très souvent déambuler
Dans une mare de sang, où le passé sanglant
Me remémore des mots malheureux et cinglants
Je ne peux les éviter, dis, toi mon amie
Sais-tu combien j'ai mal, de tous ces ennemis ?...
Je connais des compagnies
Qui me poursuivent jour et nuit
Elles ne sont pas très agréables
Mais elles restent toujours très fiables
Elles ne risquent pas de me quitter
Car elles sont nées à mes côtés
Elles sont toujours présentes
Très fortes et compétentes
Elles me procurent une amitié
Que nulle amie ne peut donner
Car entre nous soit dit
Mes amies sont mes ennemies
Elles sont là, du matin au soir
Souffrances, larmes, désespoirs
Elles sont présentes jour et nuit
Déchéances, haines, agonies
Elles ne me quitteront jamais plus
Puisque je suis née déchue
Je connais des compagnies
Qui me donnent des insomnies
Elles ne sont pas très joyeuses
Elles sont plutôt malheureuses
Mais elles restent toujours là
Présentes pour tout trépas
Certes elles me font souffrir
Et me feront sûrement mourir
Mais en attendant ma mort
Je veux qu'elles restent encore
Car se sont mes seules amies
Jusqu'à mon prochain sursis
Elles sont là, du soir au matin
Cris, pleurs, chagrins
Elles sont là, dans mon âme
Hantises, blessures, drames
Toujours en ma vie chaotique
Elles restent mon ciel maléfique.
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