Désespérément seule, je pleure dans mon malheur
Désespérément seule, je manque de chaleur
De ce froid profond en moi qui est sibérien
Je t'appelle, je pense à toi mais tu n'entends rien
Affligée, je te supplie dans mon purgatoire
Mais tu es loin, loin de moi dans ton oratoire
Devant cet appel sans voix, démoralisant
Je meurs dans le silence, de ce mal écrasant
Entre ces quatre murs, indifférents blafards
Je m'enlise, m'enferme dans le passé qui m'effare
Mon regard est un somnambule manipulé
Qui s'en va toujours très souvent déambuler
Dans une mare de sang, où le passé sanglant
Me remémore des mots malheureux et cinglants
Je ne peux les éviter, dis, toi mon amie
Sais-tu combien j'ai mal, de tous ces ennemis ?...